A l'approche des six mois de babygirl, c'est la question que l'on me pose la plus souvent quand j'évoque notre allaitement. C'est sans doute ce qui m'a toujours paru le plus paradoxal avec l'allaitement : on l'encense les premiers mois et ce dès que l'on est enceinte. Mais aux premières difficultés, les portes se ferment les unes après les autres, mieux vaut alors trouver seule le courage de continuer ou avoir la chance de tomber sur des personnes "compétentes" pour ne pas baisser les bras et passer au biberon (que je ne diabolise pas hein chacun fait comme il veut/peut). Et puis les mois passent et les gens s'interrogent, passé trois mois, on trouve cela "courageux", à la reprise du boulot on fait un choix "atypique" surtout quand on décide de tirer son lait et quand les six mois approchent ça devient tout simplement "étrange" car ça y est ma "fille est grande".

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En toute honnêteté, quand j'ai fait le choix d'aillaiter ma puce je pensais ne le faire que quelques mois et arrêter à la reprise du boulot mais je n'ai pas réussi à la sevrer aussi brutalement, ni elle ni moi n'étions prête à ce moment là. Cela va bientôt faire trois mois que j'ai retrouvé le chemin du travail et je l'allaite toujours à 100%. Ce n'est pas toujours facile et assez contraignant de tirer mon lait la semaine mais cela nous convient et je savoure ces tendres tétées qui n'appartiennent qu'à nous.

Nous avons eu le feu vert du pédiatre pour commencer les légumes, quelques cuillères pour le moment, puis dans 15 jours, une fois par jour le midi. Ce qui signifie que le lait restera son principal repas. Notre pédiatre est contre la diversification précoce et me disait être étonné/choqué de voir que dans le commerce, un bébé de six mois soit déjà pouvoir censé manger des légumes/fruits/viandes/laitages. J'imagine que chaque pédiatre a son avis là dessus mais s'il y a bien une chose avec laquelle je sois d'accord c'est que dans tous les cas l'aliment principal d'un enfant de cet âge est le lait et je ne vois pas pourquoi je ne continuerais pas à donner celui qui soit le plus adapté ma fille, c'est à dire le mien.

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Que les gens trouvent cela contraignants, fatiguants ou pas à leur goût c'est vraiment le dernier de mes soucis. Cet allaitement c'est le notre, c'est notre histoire, ça ne regarde que nous. 

Une chose est certaine, tout allaitement à une fin mais le sevrage se fera en douceur, quand le moment sera venu, pour elle de prendre son envol et pour moi de passer à autre chose mais il fera partie de nous, de notre histoire. Alors laissez-nous tout simplement savourez ces quelques mois de lien lacté...